ATELIER PERMIS

D’EXPÉRIMENTER

12/13 novembre 2016


LA BIENNALE VOUS PROPOSE AU QUAI DES SAVOIRS

UN WEEK-END DE RENCONTRES ET DE MÉDIATION
TOUS AU QUAI !


Bienvenue dans la ruche ! Habitée et investie par les étudiants des workshops de l’Atelier métropolitain, la ruche de la Biennale au Quai des Savoirs ouvre grand ses portes pendant deux jours, avec au programme des conférences, tables rondes, rencontres littéraires, une expo photos, une Pecha Kucha, un slow-dating et plein d’autres incongruités à découvrir avec passion.

EN CONTINU

DANS LA RUCHE DU QUAI


Samedi/dimanche au Quai des Savoirs
Entrée libre et gratuite, dans la limite de la jauge de fréquentation

Les workshops de l’Atelier métropolitain

Impliquant quelque 250 étudiants et encadrants – tous ayant travaillé en amont dans la halle d’exposition du Quai des Savoirs –, les workshops seront en phase d’accrochage et de restitution lors du week-end d’ouverture au grand public. Joyeuse ruche dans laquelle butiner, en allant à la rencontre des hypothèses, essais et expérimentations urbaines qui seront présentés alors, avec les atours de l’inachèvement, sans prétention aucune… Pour accueillir les dynamiques de travail collaboratif de l’Atelier métropolitain, l’ameublement de la halle d’exposition du Quai des Savoirs a été entièrement confié à l’Atelier d’architecture itinérant (AAI), qui avec l’aide de l’atelier de menuiserie associative Le Monte Charge, ont construit avec des moyens économes et en circuit court de matériaux (réemploi).

Les projections sous la bulle

L’architecture gonflable conçue par Hans-Walter Müller avec les étudiants de l’option design de l’isdaT, Institut supérieur des arts de Toulouse (voir les workshops), est un salon de cinéma qui accueille une programmation de courts et moyens métrages proposée par Image de Ville. Une programmation qui nous fait voyager dans l’univers des villes, qui pose un regard distancié sur leur morphologie, leurs héritages, les liens qui s’y tissent en permanence… Un langage vidéo contemporain, en boucle continue, entre l’installation artistique et le cinéma, avec deux projets fleuves qui seront entrelacés par Image de Ville : celui de Marc et Christian Barani (Patrimoines : héritage/hérésie – œuvre commanditée en 2012 par Agora, biennale d’architecture, urbanisme et design de Bordeaux*) et celui de Cédrik Eymenier (Platform). | * La prochaine Agora se tiendra du 15 au 25 septembre 2017. www.agorabordeaux.fr

Exposition photographique d’Ulrich Lebeuf, « Polaroïds » 

Est-ce le choix de la technique Polaroïd – désormais au rang des antiquités prisées de l’art photographique –, est-ce le dépouillement des espaces, leur dépeuplement étrange sous l’heure lumineuse d’un soleil impérieux, est-ce l’entrechoquement de la modernité du cadrage froid avec la vitalité surprenante des vieilles pierres ? Il semble qu’Ulrich Lebeuf ait réussi à réinventer dans son équipée automobile en Gascogne et Languedoc l’icône surannée et touchante de la carte postale, pas simplement l’artefact touristique qui met en avant les singularités géographiques et le terroir, mais plus profondément, ce sentiment que la carte postale provoque parfois, celui d’une projection dans un temps que nous n’avons pas connu et qui déclenche toutefois en nous une nostalgie. Cette exposition est à vocation itinérante dans le réseau des médiathèques du Dialogue métropolitain de Toulouse.

Le salon de lecture

La bibliothèque nomade de la Bibliothèque de Toulouse fait salon.

Pour cette escale très spéciale au Quai des Savoirs, les équipes de la Médiathèque José Cabanis, de la Bibliothèque Fabre et de la Bibliothèque d’étude et du patrimoine ont mobilisé leur fonds pour concevoir ce salon de lecture, petit havre de paix dans la ruche des workshops, offrant une sélection d’ouvrages en libre consultation, tous en relation au thème du patrimoine et de la ville, de l’architecture et de l’urbanisme. Les étudiants peuvent aussi puiser dans cette collection dans le cadre de leur travail au sein de l’Atelier métropolitain.

La table du carnettiste 

Frédéric Malenfer, sketcher, performeur, peintre, suivra toute la manifestation de la Biennale comme dessinateur carnettiste. Au Quai des Savoirs, il s’installe en résidence au milieu de la ruche, et ses peintures au vif sont régulièrement filmées et projetées en direct. Ses dessins seront diffusés sur les réseaux sociaux de la Biennale, Twitter, Instagram, Flickr sous le nom de profil @labiennalefr et avec le hashtag #PatrimoineUrbain


PROGRAMME

DÉTAILLÉ


Le samedi 12 novembre
Réservation hautement conseillée, jauges limitées
10h30 – « Projet urbain et conservation du patrimoine : perspectives contradictoires ? » / Dans la ruche 

Table ronde animée par Frédéric Lenne, avec Joan Busquets, urbaniste et Mireille Grubert, directrice de l’École de Chaillot. [RÉSERVER]

Le mot d’urbanisme est né à Barcelone et longtemps il a signifié une pratique de la feuille blanche ou de la table rase, comme si la fabrique de la ville sur la ville ne pouvait considérer qu’avec renoncement l’attachement aux héritages du passé. Architecte et urbaniste général de l’État, Mireille Grubert dirige la formation de l’École de Chaillot où sont formés les architectes du patrimoine. Architecte et urbaniste, Joan Busquets a transformé Barcelone pour les Jeux Olympiques de 1992 et il conduit aujourd’hui le projet urbain du centre-ville de Toulouse. Ces deux fortes personnalités tenteront de montrer comment l’architecture contemporaine peut se greffer sans dommages au sein du patrimoine urbain et comment le projet de ville intègre des temporalités différenciées et intriquées. Leur conversation sera modérée par Frédéric Lenne, essayiste spécialisé dans les questions architecturales et urbaines.

11h30 – « Le patrimoine en dialogue » / Au Café du Quai

Table ronde de lancement du livre édité par les éditions Privat à l’occasion de la Biennale, Des miettes d’étoiles derrière soi. En compagnie des auteurs Mouloud Akkouche, Raphaële Bertho, Ulrich Lebeuf et de l’éditeur Philippe Terrancle. [RÉSERVER]

Un écheveau d’histoires compose la matière vivante de nos villes. Des identités, des attachements, des représentations, des pratiques de l’espace vécu sont caractéristiques d’un territoire, de son patrimoine. Des miettes d’étoiles derrière soi explore cet attachement patrimonial en Occitanie et le restitue par affleurements discrets. Trois auteurs y accordent leurs tempéraments et approches du récit dans une partition libre : Mouloud Akkouche compose une saga foisonnante de personnages, le photographe Ulrich Lebeuf réalise des instantanés qui prennent à contre-pied l’artefact touristique, Raphaële Bertho égrène les fragments iconographiques du paysage diffusés au travers d’un réseau social numérique. Trois protocoles d’écriture qui forment ensemble un regard inédit sur le patrimoine urbain.

12h30 – Vernissage de l’exposition « Polaroïds » d’Ulrich Lebeuf, photographe / Dans la ruche

En suivant la table ronde de lancement du livre édité par les éditions Privat à l’occasion de la Biennale, Des miettes d’étoiles derrière soi.

Pour cette mission photographique de la Biennale, Ulrich Lebeuf a choisi un traitement radical, uniquement fondé sur l’emploi de la technique Polaroïd. Des filtres de couleur ainsi qu’une manipulation en direct des surfaces gélatinées de ces petits instantanés offrent un caractère onirique et mystérieux et transposent les sujets patrimoniaux dans une époque non assignée.

14h – Balade urbaine « Traversées des patrimoines »/ Départ devant l’Atelier du Grand Saint-Sernin, place Saint-Sernin au débouché de la rue du Taur

Les étudiants de l’École nationale supérieure d’architecture de Toulouse (semaine de la médiation architecturale) guident un groupe au long d’un grand itinéraire jusqu’à Sesquières. [RÉSERVER]

15h – « De quoi est fait cet art qu’on insuffle dans les territoires ? » / Dans la ruche

Table ronde avec Valérie Mazouin, directrice du centre d’art La Chapelle Saint-Jacques (Saint-Gaudens), Karine Mathieu, chargée de projet d’exposition les Abattoirs-Frac Midi-Pyrénées, David Coste, artiste et enseignant à l’école des Beaux-Arts de Pau et à l’isdaT, et Christian Lefebvre, architecte. [RÉSERVER]

En avant-première à « Proue au sommet d’une falaise », exposition-résidence expérimentale qui se déroulera au Centre d’art La Chapelle Saint-Jacques, à Saint-Gaudens (14 nov. 2016/2 fév. 2017), les acteurs de ce projet partenarial confrontent leurs points de vue, « situés » par leurs institutions respectives, sur les relations de l’art contemporain au territoire. Comment constitue-t-on une collection avec ancrages territoriaux ? Comment produit-on et diffuse-t-on l’art contemporain au cœur des villes moyennes ? Comment développe-t-on ou réamorce-t-on le grand récit patrimonial ?

16h – « La rémanence des régionalismes » / À l’Auditorium du Muséum d’Histoire Naturelle

Conférence de l’École de Chaillot, par Daniel le Couedic, en partenariat avec la Maison de l’architecture Midi-Pyrénées / Languedoc-Roussillon. [RÉSERVER]

La désuétude du mot « régionalisme » fait souvent négliger bien à tort la place qu’il tint dans la production architecturale du XXe siècle et conserve de nos jours : l’idée que les édifices se doivent d’exprimer leur pays ou région d’accueil est en effet toujours au cœur d’un vif débat, de l’Amérique du Nord aux confins orientaux de l’Europe. Portée par de nombreux courants d’idées allant du nationalisme au désir d’une esthétisation générale de l’environnement, d’une inscription revendiquée dans la longue durée à l’hédonisme d’une reconstruction dans l’imaginaire, cette aspiration – muée périodiquement en demande pressante – est riche de présupposés idéologiques. Elle suscite des stratégies complexes et se matérialise souvent de façon remarquable , mais elle est également sujette à des instrumentalisations paradoxales : le régionalisme architectural a pu ainsi faire paravent au démantèlement des particularités qu’il prétendait illustrer.

18h – Pecha Kucha Night # 11

Programmation conçue en partenariat avec l’association Pecha Kucha Toulouse[RÉSERVER]

La Pecha Kucha, ou l’art des présentations concises : une dizaine créateurs et/ou porteurs de projets viennent présenter leur vision sur scène, avec 20 images projetées pendant 20 secondes chacune, pas une image de plus, pas une seconde de plus. La « Pecha Kucha Night » existe dans plus de 800 villes à travers le monde. Un format de présentation compressé, unique et simple, qui rend la soirée dynamique et ludique… Un moment de découverte, de rencontre dans une ambiance festive et conviviale… Les speakers : Émily Sirgent, artiste peintre | Les 2 pivoines, paysagistes | Uurban, application découverte patrimoine | Matthieu Blanc, tailleur de pierre | Esperem, Hortense Soichet et le Graph, photographe | GGR, architectes | Les Mirages, installation artistique paysagère | Ultra ordinaire (Duffau&Associés), Architectes Design d’Espace | Stéphane Marin, espaces sonores | Raphaële Bertho, #entrelieux | APUMP, débats et rencontres sur l’urbanisme


ATTENDEZ, C’EST PAS FINI

(EH OUI)


Le dimanche 13 novembre, on poursuit
Réservation hautement conseillée, jauges limitées
10h30 – « Retours critiques sur le culte des monuments » / Dans la ruche

Conférence de Bernard Voinchet, architecte. [RÉSERVER]

En 1903, l’historien de l’art Aloïs Riegl, président de la Commission centrale autrichienne des monuments historiques, faisait paraître un ouvrage fondateur pour la question du patrimoine bâti, Le culte moderne des monuments. Son essence et sa genèse. Le terme « monument » vient de monumentum, substantif du verbe latin monere, « avertir », « rappeler à la mémoire ». Comment la réévaluation contemporaine du patrimoine prend-elle en charge un legs qui n’a plus le caractère organique et vivant de la mémoire des événements, des rituels sociaux, des fonctions culturelles d’antan ? Ne s’est-on pas un peu éloigné de la leçon d’Aloïs Riegl en se prêtant de plus en plus à des dérestaurations et des pastiches du patrimoine bâti ? Est-ce que ce conservatisme n’est pas, paradoxalement, un symptôme des effets normatifs de la mondialisation, bien loin de servir l’identité locale des villes et territoires ?

11h30 – « Un patrimoine à réinventer ? Le cas toulousain. » / Au café du Quai

Conférence de Robert Marconis, géographe. [RÉSERVER]

Toulouse fut longtemps une très grande ville de petites maisons, capitale assoupie de province, qui a souvent négligé son patrimoine. De nombreux biens nationaux confisqués par la Révolution ont été détruits au XIXe siècle. Ce patrimoine, dont la richesse fut ignorée, a été menacé par la fièvre modernisatrice des Trente Glorieuses. On le redécouvre aujourd’hui pour préparer la candidature de la Ville de Toulouse au patrimoine mondial de l’Unesco. Doit-il être « réinventé » pour devenir « patrimoine d’avenir » au service d’un projet urbain ambitieux pour les décennies à venir ?

14h – Le slow-dating du patrimoine / Dans la ruche

Quelle chance, quelle rareté… S’asseoir une vingtaine de minutes à la table d’un expert du patrimoine dans son domaine, pour comprendre de quelles histoires, de quelle variété de prises de rôle est faite une vie au service du patrimoine urbain. [INSCRIPTIONS SUR PLACE]

Les experts à la table desquels converser : Aline Tomasin, vice-présidente de l’Association de Coopération Interrégionale les Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle Dominique Irvoas-Dantec, secrétaire générale de la Conférence nationale permanente du tourisme urbain | Jacques Munvez, architecte | Patrice Leplat, adjoint au maire de Trèbes | Marie-Thérèse Delaunay, sous-préfète au Canal du Midi | Raphaële Bertho, historienne de l’art spécialiste de la photographie du paysage français | Sonia Ruiz, historienne de l’art et ancienne guide-conférencière | Stanislas Chevrin, entreprise de maçonnerie Chevrin-Géli.

16h – Remise officielle du prix littéraire « Écrire la ville » / Dans la ruche

À l’initiative du séminaire In Situ (Innovation, indisciplines, interfaces des Savoirs, Imaginaires et Territoires de l’Urbain), commun aux trois Écoles doctorales de l’Université Toulouse Jean-Jaurès, en partenariat avec la Librairie Études Mirail et l’Université fédérale de Toulouse… [RÉSERVER]

Le Prix « Écrire la ville » n’est pas un prix de plus parce qu’il n’est pas qu’un prix littéraire. Il est à la croisée entre un prix littéraire et un prix portant sur les études urbaines, l’urbanisme, l’architecture… Pour cette première édition, l’auteur Jean Rolin est le président du jury. Vous aurez la chance d’assister au débat final du jury pour désigner le lauréat, avec des lectures de textes par le comédien et metteur en scène Patrick Abéjean, accompagné par le dessinateur sur le vif Frédéric Malenfer.



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PARTENAIRES


UNE MANIFESTATION CULTURELLE DU DIALOGUE MÉTROPOLITAIN DE TOULOUSE PARRAINÉE PAR LE MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION, CONÇUE AVEC LE SOUTIEN DU PRÉFET D’OCCITANIE, DE LA PRÉSIDENTE DE LA RÉGION OCCITANIE – PYRÉNÉES-MÉDITÉRANNÉE ET DE LA CAISSE DES DÉPÔTS, EN PARTENARIAT AVEC LA DIRECTION RÉGIONALE DES AFFAIRES CULTURELLES D’OCCITANIE ET L’UNIVERSITÉ FÉDÉRALE DE TOULOUSE, AVEC LE SUPPORT DE SMTC-TISSÉO ET LE SPONSOR D’ENGIE ET D’ORANGE.

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LIEU DE LA MANIFESTATION

QUAI DES SAVOIRS

Les débats ont lieu au Café du Quai
Accueil dès 17h30.

ADRESSE

39 Allée Jules Guesde, 31400 Toulouse

EMAIL

info@labiennale.fr

SITE DU QUAI DES SAVOIRS

www.quaidessavoirs.fr

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